Les hommes beaux​

 Ce que j’aime de l’homme ce sont toutes ces caractéristiques que je n’ai pas. Tout ce qui va pouvoir compléter ma féminité.J’aime leurs poils, leur toison sur le torse parfois. Je les aime imberbe aussi. J’aime dessiner des courbes sur les poils de leurs jambes lorsqu’elles sont mouillées et qu’ils collent à la peau. J’aime leurs poils partout: en bouclettes sur le torse, sur les épaules, les rendant ours animal Totem protecteur, absents sur des corps plus élancés, presque féminins. J’aime les poils qu’ils ont sur le pubis, autour du sexe, comme des antennes qui captent déjà mon toucher alors que je ne touche pas encore leur peau. J’aime leurs poils sur les mains dessinant le masculin. J’aime leurs poils sur les bras et les voir blondir au soleil. J’aime les barbes courtes ou fournies, naissantes ou longues, j’y projette la sagesse naissante ou établie. J’aime aussi (moins sur le moment) les poils de barbe qui repoussent  et qui piquent pour m’avoir laissé des souvenirs heureux.J’aime leurs os toujours plus grands que les miens (petite que je suis), leurs os épais, leurs os aux membres longilignes, saillants sur les hanches, les épaules, le torse qui expose les côtes, la cage thoracique épaisse et volumineuse, d’autres si fines, ne laissant que peu d’épaisseur entre mes mains. J’aime les angles de leurs os, comme la structure sous-jacente aux lignes de leurs corps, plus carrés, obtus, aigus moins en courbe que celui des femmes. J’aime m’éterniser sur l’os de leurs hanches, il est beau chez chaque homme.J’aime les mains des hommes. La puissance dans leur poignée, dans leurs bras. J’aime lorsqu’ils me serrent très très fort. J’aime les articulations des doigts saillantes et aussi les doigts de pianiste, j’aime les mains trapues et gracieuses offrant chacune un contact si différent. J’aime leurs chevilles robustes comme un arbre millénaire planté ou fragiles comme celles d’un géant aux pieds d’argile.J’aime sentir le masculin chez l’homme et aussi son féminin. Alors que je perçois la féminité en lui, je suis emplie d’admiration car souvent, elle est plus délicate que la mienne. Elle se fond avec la masculinité morphologique que je n’ai pas et de la sorte, s’exprime en un langage que je ne peux exprimer avec mon propre corps.J’aime leurs dos: immense à mes yeux, j’aime voir les muscles de leurs dos dans le mouvement de l’effort, les dessins de muscles en tension, antagonistes ou complémentaires, dans le feu de l’action, la puissance qui les parcourt à ce moment. Les grands-dorsaux qui s’élancent comme des ailes d’oiseaux ouvertes, les muscles des épaules dessinés ou rebondis. Les biceps volumineux ou effilés me montrant leur force.J’aime tant lorsqu’ils me portent dans leurs bras vers l’amour ou sur les épaules lorsque j’étais petite. J’aime aussi dans les moments de rigolades lorsqu’ils me jettent sur leur épaule comme un sac de farine, la tête en bas.J’aime leurs voix comme celles que l’on voudrait avoir en berceuse au creux de l’oreille le soir en s’endormant, les voix au timbre grave qui donne encore plus de corps aux mots. Leurs voix peuvent être chaude, sensuelle, rauque, claire, voilée, atone même aussi. J’aime qu’à travers leurs mots les hommes expriment avec courage leur fragilité, qu’ils brisent les frontières des stéréotypes et acceptent que je puisse être parfois plus masculine qu’eux. J’aime les hommes qui m’écoutent et donnent autant de crédit à ma voix de femme qu’à la leur, qui bousculent les inégalités de valeur.J’aime l’homme curieux de comprendre la femme (ou le féminin), son pouvoir à l’aimer. J’aime l’homme qui a retrouvé son autorité divine naturelle, qui est sorti de l’obsession sexuelle car il a compris ses émotions.J’aime les hommes qui ne se cachent pas derrière des masques d’indifférence, qui osent vous dire: “Tu m’as plu”, “Tu m’as touchée, j’ai envie de te revoir”, “Je pense à toi” qui osent verser une larme lorsqu’ils sont touchés. J’aime aussi cette pudeur masculine encore incertaine de sa puissance dans les moments de faiblesse car elle cache et préserve le joyaux cachés au fond d’eux. Souvent il est mieux protégé que le mien.J’aime leurs fesses, rebondies, douces, poilues, fermes et musclées, tendres et innocentes qui dessinent des courbes sur les angles de leur bassin. J’aime la puissance qu’ils ont dans le bassin. J’aime leur sexe dans tous les états. La plasticité organique, le côté doux et inoffensif lorsqu’il est au repos. L’ardeur et la vaillance de celui-ci lorsque l’érection est là. J’aime les mouvements incontrôlés de leurs testicules créant un “dessin magma” mouvant en circonvolutions. J’aime l’homme fier de son érection et qui accepte quand elle ne vient, qui est en lien avec son sexe, qui l’écoute et lui fait sa place, pas toute la place.J’aime les hommes galants qui savent quand jouer le jeu de la politesse et des usages  pour simplement me rappeler que je suis femme. J’aime quand l’homme me laisse aussi être galante par moment. J’aime celui qui peut correspondre aux usages dans ce qu’ils ont de positif et en même temps peut inverser les rôles. J’aime celui qui a compris que ce sont les opposés qui créent la dynamique et qui peut s’en amuser.J’aime l’homme qui peut me faire la conversation pendant des heures, avec qui je peux refaire le monde. J’aime celui qui peut rester dans le silence et qui communique juste avec sa présence. J’aime l’homme qui a acquis des sagesses sur le chemin de ses passions.J’aime l’homme autonome, celui qui peut cuisiner et allumer des bougies pour créer un instant avec moi, celui qui repasse et est parfois plus maniaque que moi. J’aime aussi celui qui demande de l’aide pour le choix des épices ou des vêtements qu’il va porter.J’aime leurs regards enfantins dissimulés derrière un visage sérieux et carré, un regard emprunt de sensualité, de désir dans la complicité de la relation. J’aime leur désir, ardent, comme un brasier difficile à contrôler. J’aime être leur complice dans la sexualité et non pas objet de leur sexualité. J’aime leurs montrer ce chemin vers cette complicité dans laquelle nous pouvons mutuellement nous ressourcer et nous enrichir. J’aime les cheveux longs, courts, rasés, bouclés et raides. Les têtes à la chevelure ébouriffée ou plus droite et stricte, les crânes clairsemés dont les cheveux sont tombés, signe de vieillesse à leurs yeux, de sagesse aux miens.J’aime les hommes jeunes et âgés, innocents et confirmés, ceux à initier et ceux à écouter/ admirer apprendre d’euxJ’aime les hommes intellectuels au quotient impressionnant. J’aime les manuels qui ont leur intelligence dans leurs mains.J’aime les ventres plat et ceux rebondis, les hommes secs ou plus confortables qui me laissent comme Moogli su Balou me reposer sur eux. ​

Le rituel du massage tantrique

Qu'est-ce qu'un rituel? Quelle place a t'il dans le Tantra? Qu'est-ce qu'une Sadhana?Que sont les rituels tantriques? Ton corps allongé sur le futon, le noir des serviettes, la lumière intime des bougies, l'huile qui chauffe, le son de la sitar en écho léger, se diffuse dans la pièce. Le décor est posé. Tu expires pour te déposer en confiance, offrande divine au rituel en cours. Revenir, retrouver cet espace de lâcher-prise, d'invitation à être totalement l'être que tu es, t'abandonner sous mes mains à l'écoute complète de ta présence, mes perceptions tournées vers toi. Tu es mon objet de méditation, de dévotion dans cet instant. La flamme de la bougie vacillante crée des ombres dansantes sur ta peau huilée, la magie de l'instant commence. Le rituel du massage tantrique est un processus qui commence bien avant ces premiers moments d'une séance. Voyons ensemble la place du rituel dans le tantra. Il est l'élément central autour duquel s'articulent la métaphysique, l'art, la science spirituelle de la culture personnelle. Ces disciplines forment le système de connaissance qui éclairent l'adepte sur les origines et la destination de la pratique. Le rituel fournit les moyens pour mettre la pratique en œuvre. Il permet de se vivifier et de se sensibiliser dans une perspective spirituelle en impliquant tous nos sens, en les célébrant. Il y a cependant une différence entre le rituel et la sadhana. Le rituel exécuté dans la vie quotidienne peut resté séparé de l'ensemble de la discipline. A l'origine, il est un processus continu de reliance au sacré. La sadhana inclut la totalité des pratiques rituelles. Dans la vie quotidienne, ma sadhana pour toi qui te prépare à te faire masser se constitue de méditation quotidienne, d'un chemin infini d'expansion de la conscience, d'une hygiène de vie faite de nettoyages particuliers, d'une alimentation équilibrée, d'un accueil inconditionnel (pour autant que tu accepte le cadre que je pose dans ma pratique), de lectures, d'étude des voies spirituelles, de l'anatomie physique et énergétique du corps,  Dans les rituels tantriques, les outils proposés sont les mantras (hymne ou son sacrés), les yantras (support graphique pour méditer), les asanas (postures) ou pratiques sexo-yoguiques et mudras (positionnement des doigts en vue de créer des circuits énergétiques), les offrandes de fleurs, d'encens, des ingrédients rituels (fruits, pétales de fleurs, poudre parfumé...), le pranayama (les exercices respiratoires).     Le massage tantrique est un rituel qui ne doit pas nous faire perdre de vue qu'il 'est qu'un moment fort au service d'une quête plus grande, plus vaste. Il n'est pas une invitation à nous faire basculer dans une sorte de matérialisme spirituel qui nous encouragerait à nous centrer sur les objets, les symboles, le rituel lui-même comme finalités à notre quête mais plutôt comme objets de support à celle-ci. Le massage est un moyen de se connecter au divin en décrispant le corps ou tout au moins en prenant conscience de ses crispations, en utilisant l'énergie ( le prana, le chi, l'énergie vitale ou dit autrement l'énergie sexuelle) pour la refaire circuler dans tous les canaux subtils. Il est merveilleux espace d'accueil de ce qui émerge en toi et d'expression libre de qui tu es dans cet instant. Il te permet d'être reconnu dans toutes tes parts, d'être aimé en l'état. Si tu as envie de tenter l'expérience (ou de la répéter) 😊: https://www.umaaum.eu/tantra.html Auteure: Umâ Aum      

Traversée tantrique solitaire 

Au cours d'un atelier en ligne, ce matin, nous partageons notre ressenti du moment, comment nous vivons ce nouveau jour de confinement qui commence alors que nous nous apprêtons à chanter le Om ensemble?Comment cette 35ème journée de quarantaine, ce cheminement au plus près de nous-même, nous affecte ou nous transforme?  J'entends de la gratitude, de l'apaisement, le manque de contact physique, de chaleur humaine, de simplement tenir un main dans les siennes, ces qualités organiques partagées dans un quotidien avant Covid-19 sans même que nous ne leurs offrions toute notre attention parfois ou souvent. J'entends la peur d'un avenir incertain, improbable ou tout est possible, un peur de l'après, de devoir ou de ne plus pouvoir. Nous ne savons rien ou pas grand-chose et encore est-ce vrai? Est-ce légitime de s'inquiéter ? Sommes-nous dans un grand bouleversement? Vers quoi cela peut-il nous mener? Des mots, des paroles, des interrogations dont certaines font écho en moi. Un écho qui fait remonter une angoisse que je ne me permettais pas de ressentir. Moi qui donne des cours de yoga ou des méditations, moi qui aspire à habiter totalement l'instant présent, qui observe ce flux de pensées,  incessant par moments presque silencieux à d'autres, moi qui doit montrer l'exemple.! ...ou qui crois qui dois le faire... ? En effet quelque chose fait écho en moi et je ne sais pas comment traiter l'information. Je la sens forte comme un courant électrique trop puissant pour transiter à travers moi sans que je n'explose. J'en parle, nous débattons de l'idée, je n'ai pas le même point de vue que mon interlocuteur, le sien me désarçonne, réaliste, pragmatique, à l'opposé total de mon ressenti, ce qui ne m'empêche pas de percevoir une sage justesse dans ses mots aussi. Je me perds dans les concepts, les idées, les points de vue alors que ce matin je me suis déjà réveillée parcourue par un tsunami d'émotions, un tas d'évènements qui convergent, beaucoup se passe en même temps, beaucoup de coïncidences, qui n'en sont pas, je le sens, un switch important, souterrain s'opère en moi. Un grand bouleversement pointe le bout de son nez dans mes tripes, dans ma chair. Je ne sais pas vers quoi il m'emmène, je ne sais pas de quoi est fait demain, ni de quoi je serai faite non plus. Ce tournoiement d'idées associé à ma sensibilité émotionnelle est de TROP!!! Trop d'idées, de mots, de paroles...habituée à la douceur de mon cocon depuis le confinement (à la maison avec ma fille, j'ai un jardin, des livres, pleins de légumes, de la créativité, un rythme de vie tout à fait intuitif qui me permet de trouver ma place) , un mois de confinement comme un beau retour à moi-même. Aujourd'hui, c'est de trop!  Mon corps commence à trembler de l'intérieur, le tremblement vient du cœur et de la gorge, lentement c'est tout mon corps qui est ébranlé de secousses désagréables. Je me sens perdue confuse, fragile, vulnérable, et j'essaye de comprendre, j'en parle et reçois d'autres ressentis qui me font chavirer un peu plus, je perds mon assise. Pour moi le tantra, c'est cela aussi dans ces moments d'inconfort extrême, ne pas chercher à éviter, ne pas chercher de l'aide hors de moi, c'est prendre le parti de plonger intensément dans ce qui me traverse, lui laisser tout l'espace pour évoluer. Comment lâcher prise si on ne tient rien? C'est en laissant ce flux de vie nous transperce,nous éprouver,  en le recevant que l'on peut le laisser repartir, pas en le bloquant. J'avais oublié le temps d'un instant...  Je m'assieds et bois un cacao, je mets une minuterie, je m'accorde une demi-heure. M'assoir en présence de ce qui est, de mon environnement, de comment je ressens mon corps et  à un niveau plus subtil les énergies palpiter en moi, la respiration, encore et encore, rapide, courte au niveau du thorax, les idées qui passent et m'emportent, "j'angoisse": Oui!, "je suis perdue, je ne sais pas, je ne sais rien": OUI!, "je suis seule face à cela": OUI!. Cette énergie que je sens en général vibrer au bout de mes doigts, vpulse intensément dans tout mon corps de la tête au bout des orteils. Je lui dis OUI" Je ne me laisse pas souvent avoir peur. Lorsque c'est le cas, je l'affronte, je la brave. Mon côté masculin prend les choses en mains. Aujourd'hui, je me pose en présence avec sans vouloir l'enlever, la balayer d'un revers de main et tourner le regard fort vers le futur, j'explore ma dimension féminine dans sa vulnérabilité, sa réception. Je prends le temps de me lover et d'être complètement chacune des émotions désagréables qui me traverse. Je suis une Samuraï à l'égard de mes pensées, je ne les laisse pas m'emmener hors réalité et en même temps j'accueille comme une mère bercerait son enfant, mes émotions. Je les regarde, les ressens, les localise dans mon corps, n'en tire aucune leçon ou conclusion, je suis pleinement! Et au fond de mes tourments, je Me retrouve, juste là, et en même temps de tout les temps; juste ici et en même temps au partout. Je respire encore, je n'ai plus peur de ma peur, je la suis, je la vis, je m'immerge en elle, je lui fait même l'amour, la célébrant, la remerciant de son passage en moi. Je soupire, j'expire par la bouche, je pleure et sourit, j'en rigole et peu à peu , je contacte cette félicité, ce silence, le plus profond de moi, en dessous de tout cela. J'ai eu le sentiment après cette méditation,  de grandes épousailles avec certaines parts de moi sur lesquelles je ne posais pas facilement les yeux, je me sens comme une reine, assise fièrement sur mon trône car j'ai pris soin de la petite fille apeurée. Avec amour Auteure: Umâ 

Amour humain/ amour divin 

Qu’est-ce que l’amour humain? Qu’est-ce que l’amour divin?Quelle raison d’être de l’un et l’autre?Comment passer de l’un à l’autre et pourquoi? Une thématique autour de laquelle j’évolue depuis, m’en rapprochant quand l’expérience y fait écho, m’en éloignant alors que le doute et la confusion m’assaillent. L’amour selon Platon a un caractère relatif, puisqu’il est toujours amour de quelque chose qui nous manque, que nous désirons et qui nous est naturellement propre. * L’amour est en sentiment qui met l’homme en relation avec l’autre dans le sens large du terme: une autre personne, le monde, la beauté… L’amour humain parle d’attachement, de peurs et projections qui se mettent en branle en écho avec nos blessures de l’enfance. Aimer un autre est une décision, des actes que l’on pose pour faire du bon et du bien à la personne aimée, aimer humainement est donc actif. L’amour humain idéal serait un amour sans attachement, sans peur, sans plus de névroses qui entrent en écho, qui laisserait l’autre dans une liberté totale d’être, libre de toute instrumentalisation de l’autre, de possession, de projections, de nos blessures… L’amour de deux êtres se situe probablement entre ces deux pôles. L’amour divin (ou mystique) est plutôt un état que l’on rejoint, un autre état de conscience, une source continuellement disponible et rejoignable plus ou moins facilement. Moins une action, il est un état que l’on vit, que l’on ressent. Loin d’exclure l’amour humain, ce dernier en fait partie et il est possible de ramener cet amour divin dans la chair, dans une relation humaine au quotidien. Selon Arjouna Lipschitz pour sublimer une relation humaine, la connexion avec une dimension spirituelle permet à celle-ci de s’élever du fini, du quotidien vers l’infini et l’éternité. Ceci serait un élément essentiel pour que la relation dure et ne soit pas soumise simplement aux hormones, à l’agitation de ceux-ci qui se calme après deux ou trois ans.Si dans l'amour humain amant et bien-aimé sont deux personnes distinctes, l'amour divin les voit inséparablement unis.* Sujet aux nombreuses ramifications, j’ai envie de le développer autour de deux axes qui tournent autour d’un axiome central, tantôt se croisant, tantôt s’éloignant. Le premier axe de réflexion dans lequel j’ai envie de vous emmener est le suivant: de l’amour humain ou névrotique, sans conscience, vers l’amour divin, absolu, mystique. Pourquoi ce chemin? A quoi peut-il me mener?     Très jeune déjà, aussi loin que je me souvienne, j’avais une vie intérieure riche et merveilleuse: je parlais avec des êtres invisibles, et puis j’étais amoureuse de Jésus. J’étais en connexion avec le monde subtil: les anges, le petit peuple… Ce n’est qu’à l’adolescence moment de construction de la personnalité par la différenciation et l’opposition à ma famille que j’ai perdu ce contact mystique et ai dévié ma quête d’Amour divin ou absolu vers les garçons, vers les relations amoureuses passionnées, douloureuses où tous les attachements s’exprimaient. A ce moment, l’énergie sexuelle pure monte et agit de façon puissante sur notre part divine mais également sur notre corps émotionnel (corps formé par toutes les peurs, frustrations et traumas accumulés). Lorsqu’elle traverse ce corps émotionnel, elle nous déroute fortement et amène une confusion dans la perception naturelle des sens faisant dégénérer cette énergie sexuelle pure en force impure. En pleine non-assurance, car en pleine mutation, en pleine inconscience de ce corps émotionnel de souffrance en moi, j’ai basculé complètement dans la dépendance affective sans conscience. Je remplissais, envahissais, conquérais le terrain de l’humain à 100%. J’ai oublié ces connexions subtiles qui souvent me guidaient et me conseillaient par souci d’être comme les autres; dans mon cas, révoltée, identifiée à mes amis qui fumaient des joints et revendiquaient des possibles autres que ce que la société, les parents nous proposaient: études, travail, mariage, enfant, maison, chien/ chat, voiture, vacances, 13ème mois, assurances… Elle fut longue cette investigation, faite de tâtonnements à l’aveugle, ma tête de bois qui s’est cognée mille fois contre le même mur espérant l’impossible, espérant un autre résultat, espérant que cela fonctionne cette fois, ne perdant jamais la fois jusqu’à aujourd’hui. De relation en relation, de bras en bras, peu à peu l’intégration s’est faite, il en a fallu des répétitions, des larmes, mon cœur brisé et des cœurs que j’ai brisés, des chagrins à n’en plus finir et la révolte, la stupéfaction, l’incompréhension, l’assimilation, l’acceptation. L’enseignement qui se faisait chair à chaque expérience intégrée. Peu à peu s’élever, se dégager de ses émotions, sortir la tête hors de l’eau et commencer à apercevoir les structures répétitives dans mon fonctionnement, ce à quoi elles faisaient écho, ce qu’elles mettaient en lumière. Discerner ma responsabilité et celle de l’autre, ce que je veux ou pas, ce pour quoi je suis faite ou pas, ce que je peux accepter ou pas. Un travail toujours en cours… Commencer à aimer, à aimer mieux, à m’aimer mieux et mieux aimer l’autre pour qui il est et de moins en moins pour ce qu’il comble en moi, pour ce que je projette à travers lui, pour ce que je ne crois pouvoir être ou faire sans lui. Comprendre mes motivations à vouloir être en relation, les décortiquer…Et commencer même à aimer sans vouloir posséder, laisser l’autre libre et apprécier le voir “comme un vol d’hirondelles, libre et sans autre chemin que celui tracé par ses ailes”*3. S’étonner de ne plus avoir peur de perdre, apprécier, partager ce que je suis, moins d’attentes, plus de conscience dans l’attachement et donc plus d’appréciation de se laisser s’attacher, de se laisser être avec nos forces et faiblesses, le plaisir même de souffrir d’amour, par amour, se sentir humain et vulnérable, divin et infini à la fois. Ce chemin, long chemin, pour aboutir à une sorte d’amour qui n’a même plus besoin d’objet d’amour, qui n’a plus besoin d’un compagnon pour être vécu.    Un amour qui nous baigne dans un état amoureux permanent, amoureuse de l’amour, transcendance de ces épreuves passées comme une alchimie qui a pris une éternité à se réaliser. Le contact direct avec l’âme, siège de la béatitude, me procure un ressenti organique qui me permet de percevoir l’amour sous sa forme absolue, au delà de mon corps, palpable dans l’atmosphère, présent en tout et en tous.Vivre le subtil dans chacune de ses cellules, à travers son propre souffle, des moments intenses d’auto-suffisance ou plus aucun besoin n’émerge car tout est là, tout à toujours été là, tout sera toujours là, se sentir être ce tout.L’expérience réelle que oui, nous sommes tous un, que tout est baigné d’amour, même la haine. Ne plus se sentir limité par les limites de son propre corps, se sentir immense, absolu, se sentir être l’autre, ne plus avoir peur, s’ouvrir à une confiance aveugle, résistante à toute épreuve. Ce fut une période de vie où le mysticisme prit sa place tout seul au profit d’un état d’extase en communion avec le subtil sans effort. Et puis, ce nouveau ressenti s’est transmuté en un accès vers un mieux aimer dans le relatif, dans la chair, l’envie de le vivre dans un amour avec un homme/ compagnon. L’on pourrait ayant connu de tels états, vouloir en rester là, se couper du lien à l’autre, du lien quotidien et simple, vouloir rester dans l’amour éprouvé par les mystiques et les saints, les renonçants, les moines, le garder dans son coeur, ne plus vouloir le vivre dans la chair, le spiritualiser, voir le mentaliser, en tous les cas, se couper des autres, de son corps… oublier l’humain au profit du divin. J’ai cru cela un moment et ai compris. Compris que pour moi ce n’était qu’une étape pour mieux revenir, regarder le chemin parcouru et comprendre la justesse de chaque étape. Transcender la réalité pour mieux y revenir. Les amours humains névrotiques m’ont permis de mettre en lumière certaines de mes parts incapables d’aimer, comme un passage obligé vers la découverte de cet amour mystique. L’amour du bien aimé (du divin), qui nourrit intensément ce désir de l’incarner dans la chair dans une relation humaine, amoureuse, sexuelle au quotidien. Je vois cette expérience comme l’aboutissement d’une grande préparation à aimer avec mon cœur, mon corps, mon humanité non pas un prémisse à l’abstinence ou à l’amour platonique.La découverte de l’amour divin, mystique, de la source… a été pour moi un passage pour mieux m’incarner et passer de l’individuel à l’altérité et à l’universel. Une étape qui en ouvrant sur l’infini permet d’ouvrir à la vastitude l’amour limité par la chair.  Le deuxième axe de réflexion est celui de la sexualité névrotique VS la sexualité divine. Le mot névrose désigne un comportement problématique (partie émergée) qui est une réponse à un trauma: violence, abus, viol, humiliation, pression, abandon…(partie immergée), un comportement qui prend possession de moi, qui est plus fort que moi, incontrôlable et qui fait du mal: me fait du mal et/ ou à l’autre.Certains comportements sexuels névrotiques ne représentent pas réellement un problème lorsqu’ils sont assumés et ne blessent pas l’autre, lorsque l’autre est d’accord d’y répondre en toute conscience, je les appellerais ici: comportements sexuels humains ou sexualité humaine ou sexualité névrotique en conscience.D’autres comportements sexuels névrotiques sont de véritables atteintes à l’autre (viol, abus, violence…). Même un comportement sexuel névrotique en apparence anodin (fétichisme de la lingerie par exemple), devient un problème lorsque ce comportement devient une nécessité à l’acte sexuel (lorsque la personne a besoin de lingerie pour avoir des relations sexuelles). L’autre devient l’instrument utilisé au service de la satisfaction d’un désir, l’on quitte le registre du langage corporel pour être uniquement dans l'écoute de l'ego, du mental et des ses aspirations.       La sexualité humaine ou névrotique en conscience vue comme l’expression de la personnalité, de notre corps émotionnel dans les rapports intimes quels qu’ils soient (seuls, à deux à 3, 4 … hétérosexuels, homosexuels, transgenres…). Le sexualité sacrée ou tantrique propose de lâcher les objectifs (orgasme, performance, séduction, stratégie amoureuse...) et à revenir dans la magie de l'instant. Il ne s'agit plus de faire quelque chose mais de laisser les corps parler, les mouvements se dessiner par eux-même sans intention. L'ouverture à la dimension spirituelle donne une teinte d'absolu aux ébats des amants lorsqu'ils s'unissent. Hors de la séduction, du désir d'être aimé, il s'agit d'offrir et de s'offrir à l'autre dans la spontaneité la plus totale. Le tantrisme étant une voie de (re)-découverte de soi, il inclut la sexualité mais n'est pas du tout centré uniquement sur cet aspect. La voie tantrique peut-être confrontante lorsque nous faisons face à nos limitations, nos peurs, nos croyances erronées... tout ce que nous avons mis en place et qui contribue à notre propre malheur et souffrance. Il utilise aussi l'énergie sexuelle (et principalement dans le massage tantrique) ou l'énergie vitale, énergie qui comprend toutes les parties de notre être, énergie intense qui nous permet de nous confronter à toutes nos parts à tous les plans. Dans cette approche du massage tantrique, l'idée est de faire (re)-circuler cette énergie de vie dans toutes les parties du corps afin de relever d'éventuels blocages énergétiques, émotionnels... L'énergie sexuelle est donc mise au service de notre santé. "Inventons une passion non sentimentale fondée sur l'absolue présence à l'être qui est dans nos bras, libérons-nous de la peur d'être abandonné qui nous étreint au premier baiser et nous force à la manipulation". (Daniel Odier) J'aime aussi l'idée de créer de l'espace, dans la fluidité des mouvements des corps à l'unisson, se laisser aller ensemble à l'inconnu, laisser tomber les rôles et ré-inventer la vie à chaque instant. J’ai plusieurs fois entendu lors de stage tantra: “Moi maintenant je ne veux plus que de la sexualité sacrée”, mots qui entrent en écho en moi de façon étrange. De suite, je me dis que je ne prévois pas à l’avance quel rapport je souhaite avoir. Je me dis que peu importe où j’en suis dans mon parcours, je laisse parler mon corps lors des échanges intimes et pas ma tête. J’aime laisser une place à la créativité incessamment renouvelée dans la sexualité, sans suivre de code, de schémas, d’expérimenter afin d’en découvrir toutes les facettes. Bien entendu l’ego aspire parfois à être ailleurs que là où il est, mais cela ne sonne plus juste ou naturel pour moi à présent, de prétendre à une autre sexualité que celle inspirée par l’intelligence des corps dans le silence de la pensée, sans projection peu importe ce qui se dessinait. Krishnamurti dit d’ailleurs:  “En comprenant ce que vous êtes s’amorce en vous un processus spontané de transformation, alors qu’en devenant ce que vous croyez devoir être, il n’y a pas de trace de changement, c’est simplement la même chose qui continue sous une autre forme”. Il suffit de voir ce qui est et cela se transforme tout seul, dans la fluidité non plus dans la résistance. Les fantasmes, les envies, désirs ont toute leur place dans notre vie d’humain et ils serait bien triste de ne pas les écouter, de ne pas saisir ce qu’ils viennent nous dire de nous-même. Souvent lorsque nous les accueillons, ils sont - si nous n’en devenons pas leurs objets mais restons bien le sujet de ceux-ci - des précieux alliés de connaissance de soi.Attention à ne pas nous perdre dans les promesses qu’ils nous font miroiter, qu’ils ne tiennent que très rarement. Les utiliser comme déclencheur d’un impulse, non pas comme un but en soi. Je crois qu’à partir d’un moment tout de même (dans mon expérience, je ne prétends pas universaliser ce que j’expérimente) la sexualité centrée uniquement sur le fantasme, sur les plaisirs de son corps, de sa personne, de son ressenti, sans réelle connexion à l’autre, don à l’autre, célébration de l’autre, de la relation, de l’amour; nous fait plafonner dans un registre limité de plaisir et nous pousse à rechercher le renouvellement de cette expérience dans l’espoir d’une plus grande réalisation qui ne vient pas, pas comme ça.     Les fantasmes font partie de notre personnalité qui englobe également nos émotions et ne sont nullement à éradiquer. Ils sont tous deux des indicateurs de comment nous nous sommes construits en réaction face à l’environnement familial, culturel, sociétal, comment nous avons construit ce corps de souffrance ou corps émotionnel. Selon Barry Long (maître spirituel et écrivain australien), au plus nous nous laissons aller à cette sexualité névrotique en écoutant notre pénis ou vagin émotionnel pour reprendre ses mots, au plus nous devenons l’esclave/ l’objet de nos envies sexuelles, au plus nous nous éloignons de ce qu’est réellement faire l’amour de façon divine. Selon moi (en toute humilité), de la même façon que nos amours humaines sont des marches vers l’amour transcendant, la sexualité humaine est une étape dans notre sexualité et peut le rester toute notre vie, l’important étant la conscience de nous même et de l’autre et l’intention que nous posons dans le rapport intime avec ce dernier: Est-ce que j’utilise l’autre pour mon propre plaisir? L’autre consent-il avec plaisir à faire ce que je désire? Suis-je dans une posture de célébration d’une réelle rencontre à l’autre? Dans un partage d’intimité à travers cette expérience? Suis dans le “faire l’amour” ou dans un partage de sexualité? Suis-je dans un élan sincère ou dans une stratégie? Ainsi faire l’amour peut être un acte totalement égoïste comme un acte de don de soi dans l’écoute de l’autre, un acte auto-centré ou une réelle rencontre, un acte stérile ou un acte créateur. En conclusion, je crois qu’en vivant pleinement notre sexualité névrotique en conscience, en laissant parler, voir en exagérant ce qui nous appelle, nous avons plus de chance de passer à une sexualité plus divine qu’en reléguant aux oubliettes ces envies qui émergent de nous. Se rappeler que "La vie n'a qu'un sens: être vivant". *4 Regarder et accepter qui je suis pour permettre à ce qui est de se transformer naturellement. Faire des aller-retour entre le fini et l’infini, ne rien rejeter, se laisser se dilater et se contracter dans ces mouvements comme l’inspir (retour à soi) et l’expir (abandon de soi). Ne pas être que dans la matière et ne pas aspirer à la quitter non-plus. Se rappeler de la parfaite imperfection que nous incarnons, que l’aspiration au divin n’empêche pas la vie mais nous invite à la célébrer plus encore dans l’altérité.  *1- MARAGUIANOU, Evangelie, L'amour et la mort chez Platon et ses interprètes, Tours, 1990, p. 12.*2- L’amour humain et l'amour divin dans "la porte étroite" et "la symphonie pastorale" d'André Gide par Aleksandra Cvorovic*3- Jeanne Cherhal L’art d’aimer, Album L’an 40.*4 - Daniel Odier, "Une sexualité au parfum d'inconnu", Interview paru dans Nouvelle clé. 

Le petit et grand moi dans le massage Tantra

 "Depuis des années, j’enseigne le yoga et la méditation, le retour à soi, au silence en soi.  De façon formelle, cela paraît si facile de s’asseoir sur son zafu, de fermer les yeux et de tenter de se déconnecter du charivari de la vie quotidienne. Et voilà -les yeux à peine fermés, les premières respirations en conscience effectuées, l’émergence des premiers relâchements musculaires- que les pensées s’emballent ne laissant que quelques nano-instants fugitifs d’un silence difficile à rejoindre ou à apprivoiser.  Revenir au souffle, l’inspiration, l’expiration, encore et encore une multitude de fois. Et le soir venu, jusqu’il y a quelques années encore, lorsque je me retrouvais seule à la maison, isolée à la campagne, l’angoisse du crépuscule se faisait sentir lorsque la lumière du jour déclinait et que le rythme affairé évoluait vers un ralentissement après les journées bien remplies. Remplir, remplir encore, cela criait en moi de façon sourde et assourdissante à la fois. Pendant des années, je n’ai pas arrêté. Je remplissais encore et encore. J’ai usé de toutes sortes de stratégies: les relations amoureuses, fumer, les séries à n’en plus finir, les coups de fil interminables, travailler tard le soir, préparer mes cours et mes formations, les sorties, les choses à faire dans la maison, les derniers papiers à remplir, le verre de vin “récompense” comme si la vie en elle-même n’était déjà pas une gratification suffisante.  Il existe une multitude de stratégies: la consommation, la nourriture, les réseaux sociaux, le sexe, le pouvoir, la richesse, la possession… Chacun développe ses propres stratégies de remplissage ou d’évitement. Ne pas m’arrêter jusqu’à m’écrouler et m’endormir, enfin. J’évitais un vide en moi qu’aujourd’hui, je ne qualifierais plus d’angoissant, bien au contraire. Je m’évitais moi-même.   Quel moi évitais-je? Quelle part de moi ne voulais-je pas rencontrer à ce point? A présent, je parle du petit moi et du grand moi. Ce sont mes mots, mon lexique, ce qui m’a permis de prendre conscience. Plus couramment, nous rencontrons le concept du Moi et du Soi. En voici quelques définitions: -Le Moi: c’est la partie de la personnalité la plus consciente toujours en contact avec la réalité extérieure -Le Soi est généralement considéré comme l’image que l’on se fait de sa propre personne -Selon Jung, le Soi est l’entièreté psychique de votre personne qui dépasse ce que vous percevez de vous-même (ceci étant le Moi), il utilise le terme Soi pour désigner l'archétype de l'entièreté psychique qui distingue une personne au-delà de ce qu'elle perçoit d'abord (cette perception étant le Moi). Ce concept du Soi est utilisé en psychologie et en psychanalyse avec des nuances d'acceptions en fonction des courants de pensée. -Le Soi peut aussi représenter l’être suprême, source de la conscience commune au vivant en général. Revenons au petit moi et au grand moi, à mon petit glossaire. Mon petit moi dans la vie de tous les jours survivait en évitant de rencontrer mon grand moi. La méditation était plus un évitement, une coupure, un anti-stress, un patch; je n’ai pas compris de suite et ce n’est que des années plus tard que la compréhension est arrivée. Je ne voulais pas méditer pour me voir, pour plonger en moi et affronter mes peurs, mes démons… Je refoulais tout cela et comblais ce vide, ce calme. J’ai en élaboré par centaines, des stratégies d’évitement. Et le besoin se faisait toujours plus grand, remplir, remplir, remplir le vide intérieur de l’extérieur… Comme un démon/ fantôme intérieur qui revenait de plus en plus fort, de plus en plus avide qui m’empêchait de constater ma puissance intérieure.  Je refoulais encore et encore et ce bavardage incessant ne se faisait que plus tapageur. Je compris que ce qui parlait tout seul lorsque j’essayais de faire silence parlait de moi, de mes malaises, des choses à régler. Alors je pensais que je devais solutionner cela pour pouvoir “bien méditer”. Eviter de regarder ce vide m’a permis d’éviter de voir que j’étais complète à un autre niveau, bien en l’état.  J’utilise souvent les mots de Swami Prajnanpad “Ce qui est, pas ce qui devrait être”. Le sens de cette phrase ne m’était pas vraiment accessible à l’époque. Je voulais une autre vie, vivre ailleurs, je n’acceptais pas le “ici et maintenant”, je rêvais à demain.    Jésus a dit “Le royaume de Dieu est en toi” et Bouddha a dit “Ne vénère pas, trouve le pays/ la terre en toi, sois une lampe pour toi-même, trouve la lumière en toi” J’évitais mon grand moi et au plus je l’évitais, au plus je devais combler, au moins je m’approchais de la compréhension que tout est là. A présent, je me réjouis de m'abandonner dans ce vide, je n'en ai plus peur, je sens que dans cet espace incommensurable, tout est possible, toutes les versions de moi-même co-existent dans une harmonie que je ne pouvais même pas imaginer auparavant. Lorsque je médite, c’est pour connecter cette dimension intemporelle et prendre conscience que même à la petite échelle d’humaine que je suis tout est ok et complet. J’ai compris que la vacuité est notre véritable nature. Et me connecter à ce grand moi, à cette véritable nature, nourrit le petit moi plus que je n’aurais jamais pu espérer l’être un jour. Je me sens enfin complète car je connecte avec envie et réjouissance cette vacuité. Certains jours plus difficilement que d’autres, mais même à ces moments, je pressens le vide, je sais qu’il est là. Voici un mantra qui aide à connecter notre petit moi, physique et local, au grand moi parfait et non-local: "Sam Priya Ham"  Sam signifie “relatif à”, “appartenant à”, “relié à”Priya signifie “joie”Ham signifie “je suis”   Le massage tantrique lorsque je le reçois ou le donne m’emporte dans cette dimension hors du temps. Dans cet espace où le petit moi n’existe plus et où je connecte le grand moi.  J’espère amener la personne que je masse à cette connexion nourrissante également. Dans un premier temps, le voyage tantrique emporte vers la rencontre avec les blessures, les manques, les peurs, les traumas, les blocages… Ce passage dans nos abîmes n’est que les prémices de la rencontre avec la vacuité, matrice de la création, d’où émerge tout ce qui se joue dans la matière.  A travers le massage tantrique, ce passage peut se faire peu à peu et pas à pas dans la douceur, au rythme où cela est supportable, accompagné par la présence du/ de la praticien(ne). Nul besoin de confrontation violente avec ce qui nous bloque, nous fait souffrir, nous limite. Ayant plongé au sein de mon chaos, vieilles catacombes contenant mes pires cauchemars (tout ce que j’ai évité si longtemps), j’accompagne dans le massage tantrique le/la courageux(se) qui est prêt(e) pour le grand voyage.  Je me fais compagne de route, j’enrobe, me fais cocon, tiens la main -littéralement parfois- pour cette grande odyssée au sein de soi, à la rencontre de ce grand moi que nous partageons tous afin qu’il vienne nourrir le petit moi, l’humain au cœur qui bat. Ensuite, je rassure, je ramène, la douceur et le plaisir comme baume au cœur. La tendresse, les caresses comme un retour prometteur à la dimension du petit moi. Le petit moi nourri de l’intérieur peut alors vivre en plus grande harmonie et connexion avec le monde, les autres. Auteure: Umâ Aum ​    

Le sexe de l'homme​

Depuis des mois cet article mûrit en moi, l’idée a germé suite à des discussions avec des hommes et des femmes, des confidences touchantes. Le mot Sanskrit désignant l’organe sexuel masculin est Lingam (symbôle ou signe). Il est généralement traduit par « Baguette de Lumière ». En Tantra ou sexualité sacrée, le Lingam est vu comme un catalyseur d’énergies créatrices et de plaisirs et est honoré avec respect. Certaines théories font remonter le lingam aux anciens cultes de la fertilité. Bâton de jade dans le Tao, le pénis possède plus de 800 synonymes! Le culte du phallus en érection (culte ithyphallique) apparait aussi dans la culture grec ancienne où  jadis existaient des pierres appelées hermès que l'on plaçait aux carrefours, devant l'entrée des maisons ou aux limites d'une propriété. ces pierres étaient censées avoir un effet disuasif, comme si de montrer un sexe en érection faisaient fuir les adversaires un peu comme lorsqu'un singe mâle exhibe ses organes afin de montrer sa force et impressionner. Priape, dieu grec de la fertilité, célèbre à Rome, était représenté avec un gigantesque pénis rouge, a donné le mot "priapisme" désignant aujourd'hui une érection prolongée, pathologique et souvent douloureuse. En de nombreux endroits de l'Europe, de l'Asie, nous retrouvons des pierres phalliques adorées comme symbole d'universalité et de puissance. Près d'Angkor au Cambodge, l'on retrouve une pierre érigée au 6ème siècle par un prince Khmer, elle est considérée comme le symbole du dieu Shiva et est toujours un lieu de pèlerinage, où les femmes continuent de se rendre pour améliorer leur fécondité en lavant la pierre avec un tissu humide. Différentes coutumes à travers le monde célèbrent le culte ithypahallique comme à Komaki au Japon, où le 15 Mars, les hommes traversent la ville en portant un pénis en bois de cyprès pesant 450kg transporté jusqu'au temple Tagata Jinja où les fidèles chantent des prières de fertilité et d'abondance pour tout ce qui vit et pousse. La tribu Samia en Papouasie-Nouvelle-guinée, propose un rituel de passage pour les jeunes garçons. Ceux-ci sucent le sexe de leur ainés et boivent une partie de leur sperme afin d'absorber la puissance et la vitalité de l'ancienne génération. De même la tribu des Baruyas, toujours en Papouasie, propose de faire boire le sperme aux femmes qui sont affaiblies par leurs règles ou un accouchement. En Norvège depuis les années 90, a lieu une fête de la fécondité sur l'île de Dønna, l'on célèbre le retour d'une pierre phallique érigée au 6ème siècle de notre ère. Celle-ci serait la plus grande de toute l'Europe.  Considérons l'anatomie du sexe masculin qui comporte plusieurs parties et prend naissance dans le périnée: - le gland de forme conique. Le sillon sur le gland est appelé le méat urétral (l’orifice par lequel sortent l’urine et le sperme) et descend sur la partie antérieure vers le frein du prépuce ou filet de la verge. Le prépuce est la partie de peau mobile entourant le gland et qui est retirée lors de la circoncision. - le corps ou la hampe-les bourses ou le scrotum contenant les testicules. Cet organe à deux états : la flaccidité quand le pénis est mou, l’érection lorsqu'il augmente de volume et devient rigide. Deux états de cet organe souvent interprétés et parfois mal-interprétés. Il existe selon le Tao, une réflexologie sexuelle, tout comme en réflexologie plantaire, l'on retrouve sur le sexe de l'homme des zones correspondant à différents organes:  Comme vous l'observez sur cette illustration: - l'extrémité (le gland) correspond au coeur- les côtés du gland représentent les poumons- la partie supérieure de la hampe correspond à la rate- le milieu de la hampe avec le fois et sa racine avec les reins Et magie de la nature, chez la femme c'est l'inverse! L'entrée du vagin correspond aux reins, en avançant à l'intérieur du vagin vers l'utérus, l'on retrouve dans l'ordre les zones mises en relation avec le foie, la rate, les  poumons et le cœur. Par la pénétration de la femme par l'homme, les différents organes sont stimulés réciproquement comme lors d'une réflexologie plantaire par exemple. Belle illustration de cette complémentarité des sexes masculins et féminins et de comment utiliser la sexualité en conscience pour entretenir voire améliorer sa santé.  Nécessité et désir de narrer mon chemin à l’écriture de ce texte qui se déploie sous vos yeux (ébahis je l’espère). Victime d’un abus il y a plus de 30 ans de cela, perpétré par un homme de ma famille, tous mes repères s’effondrent sans que je m’en aperçoive. Cet homme était mon idole, mon exemple. Début de la faille dans ma perception du masculin dans laquelle je m’engouffre à mon insu. J’entre alors quelques années plus tard dans la vie amoureuse, femme cisgenre hétérosexuelle, je rencontre des hommes. Mes premières relations furent chaotiques, violentes, je suis trompée, battue… et je me soumets à tout cela, ne comprenant pas vraiment les mécanismes à l’œuvre en moi. J’ai bien entendu trouvé une majorité de femmes qui entrait en résonance avec la représentation que je me faisais du masculin (mauvais, méchant, obsédé…) et dont en même temps, je ne pouvais me passer. Dépendante affective, je voulais à tout prix aimer un homme et être aimée de lui en retour. J’utilisais la relation à l’autre et à l’homme comme un moyen de réassurance voire d’assurance. Quelque chose n’était pas juste dans mon comportement, il m’a fallu des années, des dizaines d’année pour comprendre ce qu’il se passait en moi, pour accepter d’avoir été victime, pour pardonner et comprendre. Comprendre est un terme important, comprendre le pourquoi de l’abus a été salvateur et fut le premier pas. Un pas capital pour pardonner.   Une phrase entendue il y a des années m’a accompagnée depuis dans la compréhension de ma mécanique interne; reçue d’abord très violemment comme un coup de poing en pleine figure: “On est pleinement responsable de là où on est”. Je n’ai d’emblée pas compris. Un mouvement de révolte interne a émergé car je ne me considérais pas comme responsable des attitudes violentes, irrespectueuses voire dégradantes que je subissais de mes partenaires à l’époque. Je n’avais pas encore compris ni intégré, que je refusais cette place de victime abusée que j’étais. Refoulée, cette position suait par tous les pores de ma peau et j’attirais les hommes qui me renvoyaient cette image que je m’interdisais d’incarner, incapable de supporter l’intensité de la douleur ressentie alors, au moment de cet abus. Cette idée, cette responsabilité qui était mienne, je l’ai intégrée peu à peu, pas à pas. Toujours en cheminant clopin-clopant, une autre idée a retenu mon attention, celle de la projection, de ce mouvement qui nous pousse à transposer un objet, un concept interne au monde extérieur. Je me suis posée la question, cette question: “Etais-je en train de projeter inconsciemment une vision, un ressenti interne sur ces hommes qui jalonnaient ma vie?” Formulée autrement: “Est-ce qu’inconsciemment je projette sur les hommes, quelque chose qui se passe en moi?”. Il y avait trop de similitudes, de ressemblances, de répétitions, parfois jusque dans certains détails troublants, ceci n’était pas que le fruit du hasard. Einstein a dit: “Le hasard est le nom qu’emprunte Dieu pour rester anonyme”. Je ne croyais pas en un côté totalement aléatoire face à ces redondances. Je me faisais détective de ma propre existence, je sentais que je m’approchais du nœud sans savoir encore vers quoi j’avançais. Sans savoir que j’avais totalement refoulé cet abus qui est revenu à ma mémoire presque 20 ans plus tard.    Lors d’une séance chez une thérapeute il y a environ 10 ans, ce souvenir a jailli. D’abord avec “légèreté” (entendez-le sur un ton cynique), je relatais cela en rigolant, récusant d’avoir été affectée par cela. Et puis peu à peu, apprivoiser ce choc, s’autoriser à descendre dans “les flammes les plus hautes de l’enfer”, dans ces émotions tellement intenses, insupportables, que l’on croit ne pouvoir y survivre si on s’y abandonne. Comme une décharge extrême qui pourrait faire griller notre circuit si on laisse celles-ci circuler en nous, et surtout trop intenses pour notre cœur. Ajouté à ceci, l’éducation, les croyances transmises probablement d’une génération à l’autre, le poids de la culture à l’encontre de l’homme: cet abuseur, dominateur, despote, égoïste, insensible, détraqué sexuel qui utilise la femme pour son propre plaisir sans la considérer. J’ai obéis à ces croyances si longtemps que j’en ressens encore beaucoup de tristesse en écrivant ces mots aujourd’hui, en réalisant comment ces convictions ont façonné mon monde à l’époque. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’abuseur, de despote, de détraqué… dans la gente masculine tout autant que féminine. Je dis que victime de cela, il est facile ensuite de projeter ces attributs sur tout un genre, de faire des généralités et de déformer la réalité, de ne plus voir les hommes tendres, à l’écoute, compatissants, doux, respectueux. Ces projections que j’ai faites sur les hommes, tous les hommes, m’ont permis d’éviter de voir une réalité, ma réalité pendant si longtemps. Le tantra dans sa proposition d’authenticité par rapport à nous-même d’abord et surtout, dans son travail par rapport aux limites, à la conscience, au consentement, au fait de se dire dans nos ouvertures et verrous, au masculin et avec les hommes, à l’énergie sexuelle, au ressenti… m’a permis de déconstruire les dernières croyances mensongères que je gardais encore en moi face aux hommes. Je me suis sentie réconciliée avec ce genre, avec mon histoire et avec mon abuseur en mon fort intérieur également. Je sais aujourd’hui dans ma chair que ceci fait partie de mon histoire et de la femme qui écrit ces mots aujourd’hui. Cet abus fut simplement un expérience, sur base de cela l’on choisit son positionnement, on en fait son miel, on la transcende ou pas. En progressant, en démêlant, décortiquant mes comportements pendant de nombreuses années, je me suis trouvée, reconnue et peu à peu je me suis aimée avec cet incident, cette blessure, cette cicatrice. J’ai pu sortir de schémas de pensées tout tracés, égrégores puissants à l’encontre du masculin, comprendre ce qui s’était vécu en moi et en faire une richesse. Je ne peux plus aujourd’hui agréer aux phrases toutes faites et courantes: “Tous les hommes sont des salauds…”, “Haaaa les hommes, tous les mêmes…”, “Tous les hommes pensent comme cela…”, je ne m’y retrouve plus du tout. Aujourd’hui j’aime l’homme, le masculin dans ce qu’il a de puissant de sensible et fragile. J’aime le corps de l’homme dans son côté plus anguleux que le mien, plus robuste, plus poilu aussi. J’aime les poils qui repoussent au matin sur leur visage, drus et piquants, les barbes de plusieurs années. J’aime les dessins des poils sur leur poitrine, leurs jambes. J’aime les carrures plus larges que la mienne dans lesquelles je peux me réfugier. J’aime l’homme qui prend refuge en moi et me fait réceptacle de son aleph lorsqu’il en ressent le besoin. J’aime l’homme suffisamment confiant qui n’a pas peur de montrer sa fragilité, ses blessures, ses larmes. J’aime la complémentarité des sexes comme symbolisé dans le Shiva-Lingam.    J’aime les mains des hommes, rugueuses, douces, carrées, costaudes, des mains qui ont travaillé la terre, griffées, qui ont sculpté, qui ont utilisé leur force. Et celles plus délicates, épargnées d’un travail physique qui les marquent, les mains de l’artiste ou du tailleur allongées, comme celles d’un pianiste. J’aime sentir la main d’un homme dans ma main ou sur ma hanche alors que je m’endors, ou lorsque nous marchons côte à côte. J’aime les doigts qui glisse sur ma peau dans l’admiration de mon corps de femme plus gracile et fait de courbes. J’aime l’amplitude de leurs cages thoraciques larges, l’épaisseur de leur thorax, découvrant une capacité pulmonaire bien plus vaste que la mienne. J’aime la courbe sous les côtes vers leur ventre, celle près de la crête de la hanche vers les plis de l’aine. J’aime leurs dos musclés, la tonicité dense de leurs corps. J’aime voir dans leurs yeux des regards enfantins derrières des visages forts. J’aime leurs voix graves et basses murmurer des mots d’amour doux et tendres. J’aime leur attitude dans l’intimité lorsqu’ils s’abandonnent au plaisir partagé sans retenue ou gène. J’aime qu’un homme puisse me porter dans ses bras et me poser dans le lit avant la nuit, m’emportant d’une pièce à l’autre, chose que je ne pourrai jamais faire. J’aime leurs confidences, les secrets qu’ils partagent, les regrets qu’ils énoncent. J’aime leur pudeur langagière même si elle me met à rude épreuve parfois, elle dénote d’une sensibilité dont ils prennent soin, un exemple dont j’aimerais m’inspirer. J’aime l’homme qui reste homme, je ne veux pas que l’homme se féminise, tout autant que je souhaite conserver les caractéristiques qui font que je suis femme et ne pas devenir masculine à l’excès. Le déni de la différence entre hommes et femmes, voire son refus, justifie la tendance à la féminisation de certains de ceux-ci, ne pouvant plus assumer les qualités masculines et viriles. J’aime les caractéristiques des hommes que je ne possède pas étant femme. Conjuguées aux miennes, elles permettent un nouveau dynamisme, une autre façon d’inventer l’instant, d’être en lien, une nouvelle polarité dynamique, une synergie. Je parle des caractéristiques physiques, physiologiques, psychologiques intrinsèques au sexe que nous possédons et naturelles, car pour le reste, hormis le conditionnement sociétal, culturel et familial, nous sommes tous des êtres humains et sensibles. Nous ne sommes pas notre genre, nous sommes bien plus que cela et nous devons en même temps expérimenter cette condition de genre dans cette incarnation, différences et ressemblances conjuguées. Dans ma profession, je suis amenée à toucher des femmes et des hommes, je reçois beaucoup de confidences très intimes de part et d’autres et j’ai pu constater que des deux côtés les blessures sont nombreuses, les abus fréquents, la sensibilité similaire. Des hommes m’ont confié les violences, agressions, injustices et inconduites dont ils ont été victimes de la part d’hommes et de femmes. Ils m’ont révélé leur sensibilité, avec la peur de ne plus être considéré comme un homme car ne répondant pas au stéréotype masculin monolithique de base: macho, dominant la femme, sexiste voire misogyne...   Plusieurs de ces confidences masculines m’ont touchée, ébranlée, laissant deviner une belle fragilité très éloignée des clichés masculins habituels, et m’ont invitée en tant que femme à parler de la souffrance des hommes. Ne sachant plus très bien quelle place laisser à leur sexe ni comment le vivre dans tous ses états (flaccidité ou érection), l’envie de me faire leur relais en toute humilité. Dans un article précédent, j’évoquais le massage du yoni ou sexe de la femme. Ecrire aujourd’hui sur le sexe de l’homme s’inscrit dans une continuité logique à mes yeux. L’on voit facilement de belles représentations de yoni, de clitoris et à raison vu la mal-information ou sous-information quant au sexe de la femme (et principalement du clitoris) comme par exemple son absence dans les livres d’anatomie jusque fin des années 80. Peu de représentations positives, artistiques ou poétiques du pénis, j’ai pourtant cherché et n’ai quasiment rien trouvé de beau sauf quelques rares exceptions.L’envie de parler du sexe des hommes pour arrêter d’associer la masculinité toxique à la masculinité singulière de chaque homme. L’envie de parler du sexe des hommes car je vois au quotidien des hommes délicieux (amis, partenaire, frère, beau-père, collègues, voisins…) qui souffrent également des attributs basiques que l’on associe à leur genre tout comme les femmes souffrent face à la féminité. Nombreuses sont les problématiques que les hommes rencontrent en lien avec leur pénis: éjaculation prématurée, érections involontaires, impuissance, taille… D’autres hommes qui ont des problèmes médicaux en lien avec leur pénis (ablation du pénis suite à un cancer, peyronie ou déviation du pénis en érection, priapisme ou érection involontaire et prolongée qui peut entraîner l’impuissance) et qui repensent fondamentalement toute leur sexualité et ce qui fait réellement d’eux des hommes. Des pathologies plus rares en lien avec le pénis comme le "Koro", la peur que le pénis ne disparaisse en se rétractant à l'intérieur du corps ou qu'il soit volé. Par surcroît, les hommes témoignent de ne pouvoir contrôler leur érection, ni la provoquer, ni l’empêcher; situation qui peut devenir problématique face à toutes les projections sur l’état de l’organe. Tantôt l’érection est souhaitée voire quasi obligatoire. Elle atteste majoritairement et à tort de la puissance et de la virilité de l’homme. Si elle ne survient pas l’homme est jugé dans son intégrité à être un homme, un vrai. La performance exigée autour de l’érection lors des rapports sexuels induit une pression... Tantôt, elle est perçue comme perverse voire dangereuse, ressentie comme une offense ou une agression, une perversion de la part de l’homme catalogué alors comme vicieux ou dégoûtant. Certains ont un rapport paradoxal avec leur sexe, source de fierté et de honte à la fois, il reste tout de même un indicateur important de leur vitalité, de la qualité de leur connexion à leur corps, à leur énergie libidinale: réceptacle d’une énergie de vie et de création. Énergie de base, qui pourrait les guider si elle n’était pas pervertie par des morales ancestrales, des tabous et des peurs d’être mauvais. Beaucoup d’entre eux aiment bander tout simplement, pour le plaisir de la sensation sans attente particulière, sans désir précis. L’érection pouvant survenir au réveil, dans un moment de détente, dans une sensorialité du plaisir d’être en vie et d’être présent à son corps tout simplement. Ils aiment être nus et sentir le contact de leur sexe sur leur cuisse, avec l’air, l’eau, le vent. Beaucoup d’hommes parlent de la sensibilité à fleur de peau de leur sexe, souvent ignorée en raison des généralisations inexactes au sujet de la sexualité masculine. L’on projette trop souvent sur l’homme l’envie de relations sexuelles intenses et brutales. Nombreux sont ceux qui expriment qu’en raison de la sensibilité de leur sexe, ils aspirent à des échanges plus tendres, des caresses plus légères, des moments plus sensuels que sexuels, liés au doux plaisir de l’échange entre deux peaux, entre deux sensibilités entre deux personnes plutôt qu’à la performance mécanique. A travers leur sexe et le rapport à l’autre, ils parlent d’envie de se connecter au mystique, au divin, de désir de transe et de transcendance. Je remarque un plus grand malaise  dans les nouvelles générations, les hommes plus jeunes ayant plus de mal à assumer leur sexe, leur sexualité, leur libido. Peut-être que les hommes qui ont vécu la révolution sexuelle de mai 68, en ont appris quelque chose et vivent leur sexualité et corporalité plus aisément que les génération suivantes qui ont été inondées de pornographie suite à cette libération sexuelle? Ce véritable tsunami de représentations pornographiques ne permet plus aux jeunes de s'inventer, d'être créatif, dans l'exploration de leur sexualité. Ils pensent tout simplement que c'est comme cela que cela se fait, que c'est à ces représentations qu'ils doivent correspondre et ne perçoivent même plus que l'érotisme et la sexualité, sont des moyens d'expression de soi qui s'inventent et se recréent à chaque relation, moment, période de vie, avec chaque partenaire. Correspondre aux modèles véhiculés par la production massive pornographique accessible à tous, balaye impunément le caractère singulier de la sexualité de chaque individu. Une phrase que j'ai lue récemment, s'applique parfaitement à la sexualité: "Si je ne suis pas moi, qui le sera?", si dans l'intimité de la sexualité, je suis aussi conditionné par des modèles (mises en scène, acteurs sélectionnés), dans quel registre de ma vie puis-je être moi avec toutes mes singularités et différences? Besoin de correspondre plutôt que d'expérimenter, qui retire toute la substance de cet échange intime qui si nous le vivons entièrement nous ramène entièrement dans le moment présent, comme une célébration de la vie dans le partage avec l'autre. Petit détour professionnel: le massage tantrique, en incluant le corps de l’homme dans sa globalité par un toucher affectueux et respectueux, lui permet de se détacher de sa zone génitale et des tensions qu’elle peut générer, le sexe faisant alors partie d’un tout, d’une personne sensible. L’homme peut se sentir comme une unité et arrêter de focaliser sur son sexe, sur son état…  En adaptant mes comportements par la compréhension de ceux-ci, je suis à même d’accueillir l’homme, de l’écouter, de le comprendre ce qui engendre une boucle vertueuse. Car compris, l’homme peut mieux comprendre la femme et vice et versa.Accueilli sans jugement, n’étant pas associé à des comportements généralisés qui ne lui correspondent peut-être pas, se sentant honoré et compris, il peut à son tour mieux accueillir la femme qui se présente à lui et sortir de vulgarisations trompeuses à son égard. L’importance de se placer au-delà de ce clivage homme/ femme dont le lien est jalonné de blessures, surtout en tant que praticienne tantrique, s’est imposée à moi. Comment proposer à l’homme de se réconcilier si je ne le suis pas avec moi-même, en moi-même? Comment l’inviter à apprivoiser l’animus et l’anima (pour citer Jung) en lui, si ce n’est déjà réalisé en moi? Avec un toucher empreint d’affectivité, d’attention, l’homme peut voir toutes les parties de son corps touchées avec précaution, en l’état présent, sans jugement. Cela peut lui permettre de vivre mieux sa corporalité, son sexe et de retirer tout le poids de l’abuseur qui lui est souvent inculqué, qui plus est s’il y a érection. Nous sommes dans ce cadre en présence d'un toucher qui peut être réparateur et invite à (ré-)apprivoiser cette vitalité naturelle qui tend spontanément alors à circuler (à nouveau) dans tous les canaux énergétiques. L’éventuelle érection (sans en faire quelque chose systématiquement) n’est plus diabolisée et est vue comme un état naturel, non offensif. L’éventuelle flaccidité trouve également son espace et permet à l’homme de sortir de l’impératif de l’érection, d’être performant et actif.    Masser un homme dans son intégralité, dans un tel cadre, permet une réconciliation, donc un plus grand lâcher-prise, en conséquence un vécu (au quotidien) des deux archétypes masculin/ féminin dans ce qu’ils ont d’actif/ réceptif, de dynamique et de passif. “La femme, par sa beauté-qui-ouvre-le-cœur, nous offre à nous les hommes le plus beau des cadeaux. Celui de pouvoir contacter celui que nous sommes réellement dans nos profondeurs, au-delà de nos écrans.” Jean-Philippe Ruette Pour conclure, parmi les témoignages que j'ai reçu, voici celui avec lequel je souhaite terminer cet article, beau résumé, belle conclusion:J'aimerais jouer à tenter de définir le pénis. Si les mots ne conviennent pas, le définir en signe de ponctuation? Petite virgule? Gros point d'exclamation? Bof bof. Ah mais après tout, pourquoi pas... Trait d'union entre le mâle physique et son masculin sacré, trait d'union entre le masculin sacré et le féminin sacré. Trait d'union entre le Yin et le Yang, entre le Ciel et la Terre."  Une petite chanson sur le sujet de Jeanne Cherhal, "Cheval de feu": https://www.youtube.com/watch?v=xV0rssh_isk Vous avez aimé et lu jusqu'au bout, peut-être avez-vous envie de partager. Merci à Enzo, Chistophe, Ilwan, Cédric, Baudoin, , Olivier, Stuart, Didier, Bertrand, Thierry pour leurs témoignages sincères.Auteure: Umâ Aum  ​

LE MASSAGE DU YONI​

Le mot yoni vient du sanskrit et s’apparente au tantrisme. Il se rapporte à l’ensemble des parties génitales de le femme que ce soit la vulve à l’extérieur ou la vagin, l’utérus et les ovaires à l’intérieur, également “espace sacré” ou “temple sacré”. Le sens du mot yoni ajoute une dimension supplémentaire à la définition du sexe de la femme, entendez-le avec une notion de respect et d’amour et non juste comme une zone anatomique ou sexuelle. Quand une femme est connectée à son yoni et comprend qu’elle peut puiser de la force dans sa propre sexualité, elle devient lumineuse, épanouie radieuse. C’est une véritable remise en circulation des énergies dans tout le corps, le long des canaux subtils. Tous les plans de la femme s’en trouvent revigorés: la vitalité, le côté émotionnel, le plan spirituel, le corps physique…L’on sait plus clairement ce que l’on veut ou pas et on le communique plus facilement, plus naturellement. Le massage du yoni est une véritable invitation à la découverte de sa propre vitalité, de son énergie vitale et/ ou sexuelle. Massage très intime, il doit être pratiqué par quelqu’un en qui la femme a totalement confiance, un professionnel ou son compagnon/ sa compagne. Bon nombres de femmes ne connaissent pas leur anatomie intime. Il est intéressant de commencer à comprendre ce qu’il se passe lorsque le sexe est excité, ou lorsque l’on écarte les lèvres, où se situe le clitoris?, l’urètre?, le point G? le périnée? son utilité et les conséquences de son tonus? La connaissance anatomique du yoni permet son exploration en conscience et la découverte des sensations qui sont associées à ses différentes parties; un peu comme un apprivoisement progressif. Le yoni de la femme peut conserver des mémoires d’anciens traumatismes, chaque zone peut faire émerger une sensation ou émotion particulière qui parle de nous, de notre histoire. Il est bon de le savoir avant de partir à sa découverte pour accueillir tout ce qui émerge et ne pas être prise au dépourvu et avoir peur de nous-même, de cette partie si intime et si exceptionnellement riche.   Le massage en douceur et réalisé dans un cadre sécurisant permet de contacter des zones tendues, des zones insensibles, des zones inconnues, des sensations nouvelles et orgasmiques de différentes natures.Il permet en outre de (re)devenir actrice de notre sexualité, en nous connaissant mieux et par conséquent de pouvoir mieux guider, initier notre partenaire lors de l’intimité et de sortir de cette dynamique où nous attendons de notre partenaire qu’il/qu’elle comble nos désirs enfouis dont nous n’avons même pas conscience. Le massage du yoni permet de nous connecter à nos émotions, à notre coeur, à notre âme. Il invite à une connexion plus profonde à nous-même donc au reste du monde. Ceci n’est évidemment pas sans lien avec la spiritualité. En développant la relation corps/ âme, nous comprenons mieux le lien entre sexualité et spiritualité.Il augmente le sentiment de bonheur, de sécurité, le sentiment d’être forte et puissante. Pour les femmes hétérosexuelles, c’est une façon de devenir partenaire de l’homme, de cheminer avec lui. Ceux et celles qui m’ont déjà lue précédemment, ont compris que je ne me situe, ni me retrouve dans la séparation que l’on fait entre hommes et femmes, ni dans une vision où l’homme est mauvais, abuseur, dominant et la femme la victime de celui-ci. Je reçois des hommes et des femmes en séances de massages, massages tantriques depuis plus de 15 ans et je note qu’il y a autant d’abus de part et d’autres, autant de souffrances, de difficultés à se dire, de peur de se montrer tel(le) que l’on est dans sa sensibilité propre. L’homme a une difficulté différente de celle de la femme: celle de trouver dans ses pairs, avec qui parler de sexualité sur le mode de l’intimité, de la vulnérabilité ou du ressenti de désirs et sensations éloignés des schémas conventionnels d’une certaine hétérosexualité. (Homme pro actif / femme en attente ou tributaire pour son plaisir du geste juste de son partenaire masculin). Le massage du yoni permet à la femme de reprendre sa place d’initiatrice, de déesse, place que l’on retrouve déjà dans des enseignements de l’ancienne Egypte, dans la péninsule arabique, l’Inde, la Chine, la Grèce..     En se réconciliant avec elle-même, elle se réconcilie avec l’homme. L’union harmonieuse Yoni / Lingam (nom donné au sexe de l’homme) permet de sortir de ce conflit universel de la domination de l’homme sur la femme qui se laisse dominer. Hommes et femmes se rejoignant dans l’envie d’une sexualité différente, plus sensuelle, moins centrée sur un objectif; aspirant tout deux à sortir de ces rôles prédéterminés, qui ne conviennent pas forcément de part et d’autres. Je ne dis nullement qu’aucune femme n’a souffert de l’homme, ni n’a été abusée, je sais de quoi je parle. Je m’aperçois que l’on peut sortir de ses rails tout tracés, des ornières creusées par d’éventuels abus et commencer à créer une réelle collaboration entre hommes et femmes car cela est mon vécu. En découvrant notre potentiel sexuel constitué de parts totalement opposées (vierge/ coureuse / soumise /insoumise amante/ mère…), nous apprenons à écouter ces différentes petites voix qui dirigent nos pensées et nos actions au quotidien et nous allons vers une meilleure intégration de toutes nos parts, les plus lumineuses comme les plus sombres et perverses. Explorer cette zone de notre corps et ses sensations éclectiques, percevoir et découvrir en parallèle les différentes facettes de notre féminité, se réconcilier avec soi et avec l’autre, s’ouvrir à tous nos potentiels, les exprimer, se dire, se révéler, oser, ressentir et partager, prendre sa place et rayonner…alors, tentée?  Avec amour ❤️ Auteure: Umâ 🌈 , contribution de Christophe Gauthier 🙏🏼    ​

Être nue dans la nature​

Être nue dans la nature me connecte aux éléments, me ramène à mon plus simple appareil.Être nue dans la nature, me relie au feu, le feu du soleil, sa chaleur sur ma peau, toutes mes parts les plus intimes dénudées , découvertes sous ses rayons puissants me ramènent à cette délicieuse petitesse que j’aime tant ressentir lorsque à nouveau, je me souviens que je suis la nature. En ville, les corps sont couverts, étriqués, mal-traites, cachés, publiés, compressés voire mis de côté et oubliés. Le mental domine une course folle que nous pensons gagner, qui jamais ne s’arrête. À chaque coin de rue, l’envie, les idée, les désirs sont stimulés. Les publicités affichent ce dont nous croyons manquer, ce que nous ne sommes pas, ce qu’il faudrait désirer et s’approprier.Être nue dans la nature avec le soleil qui met le corps tel qu’il est en lumière, me ramène à ma chair et la relie à l’âme.Être nue dans la nature me relie à l’air, chaud: je transpire; froid: je grelote et ma peau frissonne, mes épaules se contractent, le bout de mes seins durcit sous ses caresses espiègles et imprévisibles. Mes cheveux volent au vent et effleurent mon dos. Mon corps sent directement les moindres changements dans l’atmosphère: un nuage qui passe et cache le soleil me refroidit, le mistral qui se lève et me bouscule... Être nue dans la nature me relie à l’eau, lorsque mes pieds pataugent dans la transparence des rivières de montagne, lorsque je sens le courant me pousser ou au contraire m’inviter à lutter.Être nue dans la nature me relie à l’eau lorsque mon ami pris d’une excitation enfantine, m’éclabousse et que surprise par la fraîcheur des gouttes, je me mets à hurler. Être nue dans la nature me relie à la terre, à la pierre alors que je me dépose sur une roche confiante comme portée par des bras protecteurs et que je sens la chaleur accumulée s’infiltrer jusque dans mes os, partageant avec moi les secrets des vallées. Aux pieds des montagnes, les habits à mes pieds, je redeviens consciente que je ne suis rien, que c’est si bon d’être là et de respirer.Être nue dans la nature me procure un sentiment inégalé de liberté. Les artifices de côté, les défenses tombées, en proie aux éléments tout peut arriver, tout est là, l'essentiel sublimé. Être nue dans la nature ravive ce lien au naturel, aux dimensions élémentaires dont nous avons oublié le sacré; chacune des créations présentes​ comme une pensée divine crée d'un battement de cil. Être nue dans la nature me rappelle que nous sommes tous semblables , reliés, connectés. Vous avez lu jusqu'au bout, peut-être avez-vous envie de partager...  Auteure: Umâ 

Manipura ou chakra​ du plexus solaire

Dénominations: 3ème chakra, chakra solaireLocalisation: région du sternumFonctions physiques: foie, vésicule biliaire, rate, estomac, pancréas, intestin grêle, métabolismeCouleur: jauneElément: feuFonction sensorielle: vueSons: la note Mi et RAM pour le mantraMinéraux: citrine, oiel de tigre, saphir jaune, ambre, topaze impérialeConscience: la confirmation, estime de soi, respect de l'individualité Archétypes: informaticien, avocat, juge, enseignant, chirurgien  Manipura en harmonie: nos pensées sont pertinentes, nous contrôlons nos émotions; notre esprit est ouvert et nous avons la compréhension spirituelle, nous avons la capacité de distinction et sommes capables de prendre du recul par rapport aux ambitions. Ce chakra en harmonie amène la gaieté et l'optimisme, la capacité de nous protéger face à notre environnement et l'expression de notre être. Fonctionnement disharmonieux: jugement, désespoir, égoïsme, besoin exagéré d'analyse, manque d'empathie, incapacité à pardonner, froideur relationnelle, besoin exagéré d'analyse, esprit trop cartésien, tendance à voir le problème plutôt que la solution, refus de la spiritualité, tendance à se compliquer la vie, difficulté à assimiler le calcium et digestion perturbée, surtout au niveau du foie, pancréas et douleurs articulaires. Manipura nous permet de reconnaître notre propre valeur, il est relié à l'intellect et à la religion. Un questionnement en lien avec ce centre: "comment je vois le monde et comment le monde me voit?".L'expérimentation du monde autour de nous nous renvoie à ce centre et est en lien avec l'élément feu, car il a la capacité de transformer la matière en énergie. Ce chakra se trouve dans notre corps là où les aliments sont transformés par nos organes en énergie. Ce centre est très important dans la gestion de notre métabolisme, notre jugement et auto-jugement ainsi que nos émotions. Il est en lien direct avec notre position sociale, notre influence dans la société, notre capacité d'adaptation ou notre rigidité. Il est le siège de notre ego et personnalité. Il va nous amener à nous poser la fameuse question: "Qui suis-je?" et à évoluer spirituellement afin d'accompagner notre évolution psychologique ou à la pousser plus loin. lorsque ces évolutions sont conjointes, l'on peut utiliser notre ego ou personnalité comme pouvoir créatif, assumer qui l'on est, avoir du charisme et permettre à l'humanité d'évoluer.  La force émanant de ce chakra nous permet aussi de développer notre  capacité à percevoir les autres dimensions car il est relié à la vue physique mais plus subtile également. Une autre interrogation suggérée par ce centre "Qui est le "je" lorsque vous parlez de vous?" Il invite à vivre en accord avec nos convictions profondes, à sortir de notre zone de confort en ne nous laissant pas gouverner par nos peurs.    Pour stimuler/ équilibrer ce chakra: -vous réchauffer près d'un feu ou profiter de son énergie en allumant des bougies et vous imprégner de l'athmosphère qu'elles créent -Aller vous promener au soleil (pour augmenter la vitamine D qui contribue à notre santé psychique et aide en cas de dépression) en conscience des sensations dans la région de votre plexus solaire -Essayer ce petit rituel: Notez sur un papier tous vos blocagesAllumez une bougie ou un petit feuJetez ce papier au feu et regardez-le se consumerVisualisez vos blocages, tensions ou peurs s’en allerSoufflez la bougie ou laissez le feu s’éteindre. -Inspirer de la couleur jaune jusqu'à votre plexus solaire de façon à former une boule de lumière jaine à cet endroit qui grossit à chaque inspiration-Répéter les affirmations suivantes: « Je m’aime et je m’accepte », « Je crois en moi », « Je peux réussir tout ce que je désire », « Je m’affirme », « Je suis fort et courageux », « J’ai le pouvoir de décider », « Je suis au contrôle de ma propre vie », « Je suis en paix avec moi-même »      -SURTOUT SURTOUT SURTOUT!!!! Sortez de votre zone de confort même par de toutes petites choses: boire son café après sa douche si on al 'habitude de commencer par cela, boire son thé nu(e) le matin pour changer, parler à de nouvelles personnes, porter une couleur que l'on a pas l'habitude de porter...un petit pas après l'autre pour augmenter en douceur notre confiance en nous-même et faire rayonner de plus belle ce Chakra d'un jaune éclatant!!!   Les aliments qui équilibrent Manipura: -des aliments de couleur jaune : les bananes, le maïs, les ananas, les citrons, les pommes Golden, les poires jaunes…-les aliments riches en fibres : les lentilles, le quinoa, le riz brun, les graines de tournesol…-certaines épices : la cannelle, le curcuma, le cumin… -Boire des tisanes de citronnelle, gingembre, camomille    Matangi Mudra :    Ce Mudra active Manipura en réduisant notre inertie et boostant notre confiance en nous.C’est un mudra qui permet aussi de se libérer de ses doute, de faciliter la digestion et d’utiliser notre sagesse afin de tirer des leçons de nos expériences.  Entrelacez les doigts des deux mains et allongez vos majeurs afin qu’ils se touchentPlacez vos mains devant votre plexus solaireRespirez tranquillement et profondémentImaginez que vous vous libérez de vos peurs et vos blocages qui vous retiennentVisualisez vos majeurs comme une antenne vous alimentant en une énergie puissante qui vous permettra de vous réaliser.   Postures de yoga qui harmonisent Manipura:  Dans le processus d’équilibrage, le yoga va jouer un rôle d’affirmation au sens corporel et spirituel.Certaines postures de yoga sont particulièrement ciblées pour ce rôle : ce seront surtout des postures axées sur le renforcement de la chaîne abdominale.   -Le Guerrier-Virabhadhrasana    S’il ne fallait retenir qu’une posture pour Manipura : ce serait celle là. C’est une très bonne posture de renforcement musculaire et elle symbolise l’audace et l’affirmation de soi. -Le poisson- Mastyasana      -Le Pont-Setu Bandhasana    -La demi Pince- Ardha Paschimottanasana  -L’Arc-Dhanurasana    -La Barque-Navasana  Un pranayama efficace pour équilibrer Manipura est Bhastrika, le souffle du forgeron :  https://www.youtube.com/watch?v=YVbA_C_SdYU -Asseyez vous confortablement, le dos droit.-Prenez quelques instants pour respirer à votre propre rythme-Puis, prenez une grande inspiration par le nez en gonflant le plus possible l’abdomen-Expirez par le nez en dégonflant le ventre au maximum-Continuez ces enchaînements : la respiration est rapide : 1 temps à l’inspiration ; 1 temps à l’expiration, prenez bien le temps de maîtriser la respiration avant de l'accélérer.-Après plusieurs jours ou semaines de pratique régulière, vous pouvez progressivement en arriver à 3 cycles de 2 minutes de cette respiration.-A la fin de chaque cycle, prenez une grande inspiration et restez en rétention poumons pleins (attention à ne pas contracter inutilement les épaules) le temps que cela est confortable et puis expirez par le nez avant de reprendre pour le cycle suivant.-Après chaque pratique, détendez-vous, respirez normalement et faites le point sur vos sensations.  

Svadisthana ou chakra sacré 

 “Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse” Nietzsche  Dénomination: Svadisthana, chakra sacré, chakra de l'ombilic ou chakra JupiterSignification: Sa propre demeureLocalisation: Le centre de l'abdomen, au-dessus des organes sexuels, 3-4 doigts sous le nombrilCouleur : OrangeÉlément : EauSymbole : Lotus à 6 pétalesPrincipe fondamental : Reproduction créatrice de l'EssenceFonctions : Santé physique et sexuelleFonction sensorielle : Le sens du goût, l'appétit.Glandes endocrines : Les gonades ou glandes sexuelles régissent les formes typiques du sexe masculin ou féminin et règle également le cycle féminin.Minéraux : Ambres orangés, opale de feu, jaspe orange, cornaline, cristal de quartz, calcite orange, topaze impériale.Sons: Ré, VAM pour le Bija Mantra.Parties du corps : Système de reproduction, le bassin, les organes génitaux, les reins, la vessie, tout ce qui est liquide comme le sang, la lymphe, le suc gastrique, le sperme.Conscience:  C'est le centre des émotions, des énergies sexuelles et des forces créatrices. Archétypes: victime, disciple, martyr, rebelle, révolutionnaire, guerrier. Svadhistana en harmonie: nous ressentons la joie et la sérénité. La peur ne nous limite plus dans la prise de risque, nous osons et nous nous surpassons. Un bien-être physique nous permet de mieux connecter notre sensualité. L'avenir est entrevu de façon positive et dans la confiance. Fonctionnement disharmonieux: jalousie, culpabilité, dépendance relationnelle, aux drogues, boulimie/ anorexie, frigidité, méfiance, mensonge, irritabilité, machisme, importance exagérée accordée à l'opinion des autres, refus de mûrir, besoin de se sentir important, besoin exagéré d'entretenir son corps, susceptibilité et physiquement: cancer du sein, douleurs lombaires, maladies des organes génitaux.   Il régit la sexualité dans sa dimension sensuelle et la conception. Il est la source de vitalité du corps éthérique. Nos rapports avec autrui et notamment avec le sexe opposé sont profondément marqués par le deuxième chakra. L'érotisme et la sensualité font partie de son champ d'action aussi bien que le lâcher prise de l'égo limité, ou l'expérience d'une unité plus profonde grâce à l'union sexuelle. Ce chakra est aussi associé au corps émotionnel et à la disposition qu’a la personne de ressentir ses émotions, à l'intensité de celles-ci.Il est aussi le chakra de notre héritage génétique, du mouvement physique, de la joie de vivre, du bien-être.Il gère la communication non-verbale, la créativité, l'énergie sexuelle, la vitalité, la fécondité, l'esprit d'entreprise. Il équilibre aussi notre besoin d'être en lien avec les autres, l'envie de faire la fête et l'honnêteté.Grâce à ce chakra la jouissance et le plaisir peuvent se manifester.Après l'enracinement du premier chakra, il nous invite à goûter, toucher, sentir..à découvrir le monde et à expérimenter un maximum de plaisir, notion non-évidente dans notre société où le plaisir est vu comme pêché et où l'efficacité, la rentabilité priment. Son élément étant l'eau, il contrôle tous les liquides corporels: sang, lymphe, sperme, urine, larmes, mucosités... Il nous convie à nous interroger sur nos émotions et leurs significations, à les décoder, à affiner notre ressenti afin de mieux les gérer et d'avoir une vision plus claire. Développer nos perceptions par la voie émotionnelle afin de déterminer ce qui est le mieux pour notre santé. C'est avec lui que nous développons notre intuition et que nous nous permettons d'expérimenter la joie.  S'il est perturbé, nous allons rechercher cette joie et ces plaisirs à l'extérieur avec des substituts comme le chocolat, le sexe, les drogues ou en compensant par une hyper-activité. Pour l'équilibrer, il est capital d'exprimer notre créativité, d'avoir un équilibre financier, une harmonie sexuelle. Veillez à ne pas trop contrôler ou abuser de votre pouvoir, ce qui lui est néfaste. L'ennui est également son ennemi ainsi que la recherche d'une relation pour assurer sa sécurité matérielle. Vivez vos relations sans dépendance! Vivez la passion, l'extase, la joie sans chercher à vous accrocher.    Pour cela, un travail sur les peurs, en commençant par les accepter est primordial! Cela n'est pas une sinécure. La patience et l'acceptation, l'incertitude, la frustration, la confusion, la tristesse seront des étapes de votre chemin et font partie du processus pour équilibrer ce chakra. Idéalement veillez à exprimer ces émotions sans blesser ou agresser quelqu'un. Si vous passez par ces étapes, aller crier dans les bois ou dans votre voiture, frapper un oreiller, mettez en scène l'expression de ces émotions par des impros en solo. Revenez ensuite à l'immobilité et au silence pour laisser décanter et que le travail se fasse à l'intérieur de vous.   Pour stimuler/ équilibrer ce chakra: -Aller vous promener près de points d'eau, rivières, cascades-Aller vous  baigner en mer (pas l'océan qui lui agit parfois en effet de confusion)-Regarder une mer calme-Prendre un bain-Prendre soin de soi (coiffure, vêtements, etc...)-Faire des choses qui nous plaisent, créer, peindre, écrire, chanter, danser, inventer...-Partager avec quelqu'un des ressentis profonds -Écouter le bruit de l'eau d'un ruisseau (encore mieux en fermant les yeux)-Stimuler cette zone avec une pierre dans le sens d'une aiguille d'une montre (en tournant en direction de son propre cœur) avec un minéral de préférence orange ou nacré-Se valoriser en réalisant que vous êtes unique-Etre honnête envers soi-même-Apprendre de nos erreurs et ne pas culpabiliser-Répéter des affirmations comme: "Je suis flexible t je m'aime avec toutes mes émotions", "Je tourne la page sur mon passé et je vis le moment présent", "J'accepte mes émotions et mes peurs", "Je suis reconnaissant du bonheur d’être moi", "La guérison survient chaque fois que je me repose, me détend et  m’amuse", "Je favorise la guérison à chaque fois que j’affirme ma valeur et respectes mes choix amoureux".-Méditer sur des phrases comme: "Le secret du succès ne consiste pas à demander plus mais à utiliser ce que je possède déjà", "La plus grande réussite est celle d'une pensée heureuse"-Utiliser les huiles essentielles suivantes: Ylang-ylang, Bois de santal, Bergamote, Jasmin.     Les postures de yoga qui équilibrent Svadhisthana: -Trikonasana (le triangle)-Garudasana (L'aigle)-Yoga mudra (Le symbole du yoga)-Dhanurasana (L'arc)Ardha Salambhasana (La sauterelle)  Pranayama qui équilibre Svadhisthana: Ida pranayama (respirer uniquement par la narine gauche en obturant la droite avec le pouce droit et en posant l'index et le majeur sur le troisième oeil).  Les aliments qui équilibrent Svadhisthana: -L'eau-Les bonnes graisses-Les noix-Les graines-Les fruits tropicaux-Les pro-biotiques-Le sel-Le poisson  Auteure: Umâ        

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L'écriture est une autre façon d'exprimer ma créativité, de lancer des idées, des réflexions sur différents thèmes. Vous trouverez des articles au gré de l'inspiration